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Quel est le meilleur traitement pour les fissures anales ?

La fissure anale est l'un des motifs de consultation les plus fréquents en proctologie. Une revue scientifique publiée en 2024 fait le point sur les traitements actuels et les pistes émergentes.

Traitements topiques

La trinitrine : efficace, mais difficile à supporter

La trinitrine en pommade (GTN) a longtemps été le traitement topique de référence. Elle relâche le sphincter anal et améliore la circulation sanguine locale, ce qui favorise la cicatrisation. Mais les maux de tête qu'elle provoque sont fréquents, parfois intenses, et poussent beaucoup de patients à arrêter le traitement avant la fin.

La nifédipine prend le relais

La nifédipine est un médicament utilisé à l'origine pour traiter l'hypertension et l'angine de poitrine. Elle bloque les canaux calciques des cellules musculaires, ce qui empêche le muscle de se contracter. Appliquée localement sous forme de crème, elle produit le même effet de relâchement du sphincter anal que la trinitrine, sans provoquer de maux de tête.

Les premières études sur la nifédipine topique appliquée à la fissure anale remontent à 1999, avec 95% de guérison dans un essai multicentrique. Mais pendant des années, elle n'était disponible qu'en préparation magistrale, c'est-à-dire fabriquée sur mesure en pharmacie. Ce n'est qu'en novembre 2022 que Nifexine, premier médicament industriel associant nifédipine et lidocaïne, a été mis sur le marché en France.

La toxine botulique : un relais avant la chirurgie

Quand les crèmes ne suffisent pas, la toxine botulique (Botox) est une option de plus en plus utilisée. On l'injecte directement dans le sphincter pour le relâcher pendant plusieurs mois, le temps que la fissure cicatrise.

La procédure est rapide et réalisable en consultation. Le risque principal est une légère incontinence transitoire chez environ 5% des patients, qui se résout spontanément.

La chirurgie

La chirurgie reste la référence, mais on l'évite de plus en plus

La sphinctérotomie latérale interne reste le traitement chirurgical de référence pour les fissures réfractaires, avec des taux de guérison autour de 95%.

Mais une méta-analyse portant sur plus de 4 500 patients montre un taux global de troubles de la continence de 14%:

  • Incontinence aux gaz (9%)
  • Suintements mineurs, souvent transitoires (6%)
  • L'incontinence aux selles solides reste rare (moins de 1%), mais elle peut être permanente.

La tendance actuelle est à l'approche progressive : mesures simples (fibres, hydratation, bains de siège), puis topiques, puis toxine botulique. La chirurgie n'intervient qu'en dernier recours.

Trois pistes émergentes

Trois approches encore expérimentales montrent des premiers résultats frappants.

Le plasma riche en plaquettes (PRP) : cicatriser avec son propre sang

On prélève le sang du patient, on en extrait les plaquettes concentrées, et on les injecte dans la fissure. Les plaquettes libèrent des facteurs de croissance qui accélèrent la cicatrisation.

Un essai randomisé a mesuré 96% de cicatrisation à six mois, contre 66% avec un traitement classique. 94% des patients ont vu leur douleur disparaître dans les 48 premières heures.

La stimulation du nerf tibial (PTNS) : soigner la fissure par la cheville

On place des électrodes au niveau de la cheville pour stimuler le nerf tibial postérieur, qui est connecté aux nerfs contrôlant le sphincter anal. Le sphincter se relâche et la fissure cicatrise. Les études rapportent 70% à 87% de guérison, sans aucun effet secondaire.

Les cellules régénératives du tissu adipeux (ADRCs) : la piste de la médecine régénérative

On prélève de la graisse du patient, on en extrait des cellules régénératives, et on les injecte dans la fissure. Dans une étude pilote, tous les patients ont cicatrisé sans complication, avec une guérison maintenue à un an.

Les effectifs restent faibles, mais pour les patients atteints de la maladie de Crohn, chez qui les fissures sont particulièrement difficiles à traiter, cette piste est prometteuse.

Ce qu'il faut retenir

La trinitrine n'est plus le passage obligé et la chirurgie n'est plus une fatalité. Du PRP à la neuromodulation, en passant par la médecine régénérative, de nouvelles approches montrent des résultats encourageants. La prise en charge devient plus personnalisée et progressive.

Cet article est publié à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Si vous souffrez de douleurs anales ou de saignements, consultez votre médecin traitant ou un proctologue. La fissure anale se soigne bien, surtout quand elle est prise en charge tôt.

Fonti :

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